Disparues

Disparues

Steven J. Watson

Sonatine éditions

  • par (Libraire)
    5 juin 2021

    Conseillé par Stéphanie, libraire

    Thriller psychologique par excellence dont la clé se trouve dans l'exploration des méandres de la mémoire traumatique.
    En alternant journaux intimes, dossiers médicaux, éléments du passé et du présent, S.J. Watson joue avec nos nerfs et celle de son héroïne, rendant la lecture addictive. On a hâte d'arriver au dénouement. Et là, surprise ...


  • 29 avril 2021

    Bon thriller.

    Certains auteurs sont particulièrement doués pour écrire du thriller psychologique.
    Si ce genre a tendance à être un peu le « fourre-tout » du thriller, des plumes comme celle de SJ Watson permettent de lui redonner ses lettres de noblesse.
    Avec Disparues, l’auteur va encore plus loin que d’habitude dans l’exploration des méandres de la mémoire traumatique.
    Et il fait ça très bien.

    De plus, il parvient à créer une intrigue non seulement efficace mais également terriblement visuelle. Chaque personnage, lieu ou situation apparaît dans l’esprit du lecteur comme s’il lui était projeté sur un écran. Ce qui facilite d’autant plus l’immersion dans l’histoire.
    Si « Avant d’aller Dormir » avait bénéficié d’une adaptation tout à fait réussie, il y a fort à parier que « Disparues » parviendra sans mal à faire encore mieux.

    L’alternance passé/présent est comme toujours très bien organisée, et les extraits de journaux intimes et de dossiers médicaux amènent un vrai plus à la construction de la trame.
    Les twists sont nombreux, bien ficelés, et même si j’avais deviné dès le milieu du roman l’une des grandes révélations finales, d’autres m’ont réellement prise au dépourvu.

    Le style est direct, typiquement british, et le rythme très bien soutenu.
    Les protagonistes, torturés à souhait, vous feront partir dans un sens, puis un autre, sans possibilité de reprendre votre souffle.
    Les thèmes abordés sont forts : violences (physique et mentale), emprise, mal-être adolescent (mais pas que...), addictions, liens familiaux dysfonctionnels, culpabilité, manipulations et, bien évidemment, leurs conséquences psychologiques sur les personnages concernés.

    A titre personnel, j’aurais peut-être préféré qu’il soit un peu moins long (sûrement à cause du fait que j’en avais deviné une partie), mais on ne s’ennuie durant aucune des 444 pages de ce titre.

    En bref un thriller qui fait très bien son job et qui ravira les addicts du genre.
    En attendant une très probable adaptation plus que prometteuse, je vous recommande donc ce nouveau titre qui souligne une fois encore le talent de SJ Watson.