Sélection de L'Autre Prix 2018

Sélection de L'Autre Prix 2018

K.O.

Buchet-Chastel

15,00


Sitam, jeune homme fou de jazz et de littérature, tombe amoureux de la môme Capu. Elle a un toit temporaire, prêté par un ami d’ami. Lui est fauché comme les blés. Ils vivent quelques premiers jours merveilleux mais un soir, sirènes, explosions, coups de feu, policiers et militaires envahissent la capitale. La ville devient terrifiante...

Bouleversés, Sitam et Capu décident de déguerpir et montent in extremis dans le dernier train de nuit en partance. Direction la zone - ’la grisâtre’, le pays natal de Sitam. C’est le début de leur odyssée. Ensemble ils vont traverser la banlieue, l’Europe et la précarité...

Nerveux, incisif, musical, K.O. est un incroyable voyage au bout de la nuit. Ce premier roman, né d’un sentiment d’urgence radical, traite de thèmes tels que la poésie, la maladie, la mort, l’amitié et l’errance. Il s’y côtoie garçons de café, musiciens sans abris et imprimeurs oulipiens. Splendide et fantastique, enfin, y règne le chaos.


Le Corps est une chimère
18,00

« Alors qu’elle accouchait de sa fille, une sage-femme lui a dit que des cellules de l’embryon demeurent dans l’organisme maternel. Cela s’appelle le microchimérisme fœtal. L’enfant reste dans le corps-matrice tel une chimère, un souvenir de chair. »

Philippe n’a jamais voulu être un homme. Marion a trois enfants, avec Élise. Camille veut changer le monde, Ashanta sait qu’on ne peut pas. Isabelle aime à en mourir. Maya est travailleuse du sexe, Jo est flic et n’aime pas ça. Deux couples de femmes, un homme divorcé, une amitié inattendue, un secret familial.

Sept vies, cinq femmes, deux hommes, vont devenir poreuses les unes aux autres, et sept personnages en quête d’eux-mêmes découvrir ce qu’on s’apporte dans la différence.


Pleurer des rivières

Héloïse d'Ormesson

17,00

Court, rythmé, incisif, Pleurer des rivières explore les clivages sociaux et révèle les multiples visages de la détresse. Alain Jaspard se glisse derrière l'apparente vérité, souvent froide et implacable, et refusant de s'engouffrer dans les évidences, il prend un malin plaisir à les démonter.


Einstein, le sexe et moi
18,00

« Je suis autiste Asperger. Ce n’est pas une maladie, je vous rassure. C’est une différence. Je vais vous raconter une histoire. Cette histoire est la mienne. J’ai joué au jeu télévisé Questions pour un champion et cela a été très important pour moi. »

Nous voici donc en 2012 sur le plateau de France 3 avec notre candidat préféré. Olivier Liron lui-même est fort occupé à gagner ; tout autant à nous expliquer ce qui lui est arrivé. En réunissant ici les ingrédients de la confession et ceux du thriller, il manifeste une nouvelle fois avec l’humour qui est sa marque de fabrique, sa très subtile connaissance des émotions humaines. À intervalles réguliers, il raconte les sévices dans la cour de récréation, les punitions des professeurs, la grand-mère dont le sabir console, les filles inaccessibles qui lui font penser, philosophe, qu'il mourra puceau. En un mot la cruauté sociale et l'anxiété grandissante de celui qui ignore ce qui ne va pas. Ce dispositif qui alterne scène présente et flashback fonctionne à la perfection. Il permet à l'auteur de souffler le chaud et le froid sur le lecteur suspendu au récit comme le candidat de Questions pour un champion à son buzzer. En réunissant en une même histoire les ingrédients de la confession et ceux du thriller (il y a des morts - symboliques évidemment - à la fin du jeu) il prouve, une seconde fois, son infinie connaissance des émotions humaines et la variété de sa palette.


Les poteaux étaient carrés
15,00

12 mai 1976. Ce soir les Verts de Saint-Étienne rencontrent le Bayern Munich à Glasgow en finale de la coupe d’Europe.
Nicolas est devant la télé, comme toute sa famille, comme ses copains du collège, comme la France entière. Mais pour lui c’est bien plus qu’un match. Cette équipe de Saint-Étienne est devenue sa vraie famille. Depuis le départ de sa mère, depuis qu’il est le seul fils de divorcés de sa classe, depuis que son père vit avec cette trop séduisante Virginie, il n’en a plus d’autre. Alors il retient son souffle quand les joueurs entrent sur le terrain. C’est sûr, ce soir, ils vont gagner.



« Maman est partie et papa l’a remplacée par Virginie, un peu plus tard. Moi je l’ai remplacée le jour même par une équipe de football. »