Librairie L.

Les nuits de laitue

Barbara, Vanessa

Zulma

8,95
par (Libraire)
18 juillet 2017

Les nuits de laitue

Après Rosa Candida et Lettre à Helga, la découverte de cette rentrée aux éditions Zulma s'appelle Les Nuits de laitue.
C'est l'histoire d'un vieux couple, Ada et Otto qui vivent ensemble depuis plus de 50 ans. Otto et Ada aiment les polars, les documentaires animaliers, le chou-fleur et les tisanes à laitue pour combattre les insomnies. Autant Otto est un ours, autant Ada est une voisine idéale : elle aide ses voisins en toutes occasions, même à leur corps défendant parfois.
Le jour où il perd sa femme, Otto se demande comment renouer avec ses voisins qu'il voit de loin en loin depuis 50 ans et qu'il connaît surtout par les histoires abracadabrantes que sa femme racontait sur eux : le militaire japonnais coupé de sa hiérarchie qui a continué la guerre 50 ans après l'armistice, le facteur qui mélange le courrier pour obliger les voisins à se parler... Et puis, peu à peu, Otto se rend compte que peut-être ces histoires cachent autre chose...
Un roman drôle et tendre : assez bluffant pour un premier roman !

D'après une histoire vraie
par (Libraire)
18 juillet 2017

D'après une histoire vraie

Delphine est un écrivain à succès. En tout cas, elle a connu un énorme succès avec son dernier roman mais depuis, elle peine à s'y remettre. Elle bulle, elle élude, elle prétexte, elle reporte, elle annule, elle recommence, elle change d'idée... : s’asseoir devant son ordinateur lui provoque des nausées (au sens propre) et écrire à la main lui provoque des douleurs dans tout le côté gauche (Delphine est gauchère).
Heureusement, son chemin croise celui d'une femme (écrivain elle aussi même si elle écrit pour les autres et ne signe jamais) qui va devenir son amie (ou plutôt redevenir son amie puisqu'elle se serait connue autrefois). L. va aider Delphine dans sa détresse, venir s'installer chez elle, faire sa correspondance puisqu'elle ne peut plus écrire, faire le vide autour d'elle pour qu'elle puisse se remettre au travail, le protéger des lettres anonymes malveillantes, prendre peu à peu possession de sa vie...
Un roman construit comme un miroir aux alouettes, qui vous tient et ne vous lâche plus, vous guide et vous perd tout à la fois : Delphine de Vigan nous montre toute sa virtuosité dans l'art de composer un récit, joue avec l'autofiction et par conséquent se déjoue avec brio de ses détracteurs qui prédisaient qu'elle n'aurait plus rien à raconter après Rien ne s'oppose à la nuit. Un roman abyssal qui n'est pas sans rappeler Stephen King ou Bret Easton Ellis. A dévorer en une nuit.

Compagnie K
8,80
par (Libraire)
18 juillet 2017

Compagnie K : le chef d'oeuvre !

Les romans sur 14-18 sont légion ; mais Compagnie K se révèle bien différent : c'est toute une compagnie américaine qui témoigne d'un événement, un seul. Chaque soldat, dans un très court chapitre, raconte sa vision de l'Evénement. L'horreur se fait jour peu à peu. Grandiose, pas moins !

Des femmes qui dansent sous les bombes
par (Libraire)
18 juillet 2017

Des femmes qui dansent sous les bombes

Mais qui sont ces femmes ? Peu importe, il vous suffit de savoir qu'elles sont originaires d'un pays de l'Afrique subsaharienne, un pays où la guerre civile fait rage. Elles sont incarnées par Séraphine et Blandine, victimes des exactions et autres massacres de milices, engagées volontaires dans l'armée régulière. Ces femmes sont des lionnes, c'est ainsi qu'elles se nomment. Elles deviennent de redoutables soldats, oubliant leur personne pour servir un destin, un pays rêvé en paix. Mais ici il n'existe pas de place pour les larmes et l’apitoiement. Ce sont bel et bien nos héroïnes qui nous poussent et nous inspirent, qui nous offrent leur puissance et leur humanité. Le deuxième roman de Céline Lapertot est d'une extrême finesse. Il se lit dans un souffle, à bras le corps. Des Femmes qui dansent sous les bombes vous habitera longtemps après avoir tourné la dernière page.

Quand le diable sortit de la salle de bain
par (Libraire)
18 juillet 2017

Quand le diable sortit de la salle de bain

Dans un roman hilarant et corrosif, Sophie Divry nous raconte les tribulations de jeunes gens qui tentent d'entrer dans la vie active à l'heure où le chômage fait rage et où les patrons semblent penser qu'ils ont tous les droits. Un roman social d'un nouveau genre où la truculence et l'invention textuelle (sous toutes ses formes) ont définitivement damné le pion au misérabilisme et à l'apitoiement mais sans occulter les questions importantes.

Sophie, notre narratrice, est chômeuse, diplomée mais chômeuse. Elle ne se plaint pas : c'est toujours mieux que les piges pour le journal qui ne lui laissait rien à la fin du mois tellement c'était mal payé et irrégulier ! Elle tente donc d'écrire un roman (afin de devenir riche, enfin, et surtout manger à sa faim !) mais en attendant, Sophie a faim et ça vire à l'obsession.
Alors les pensées parasites envahissent peu à peu son esprit, jusqu'à obscurcir son jugement : comment envisager sereinement la vie quand votre placard est vide ? comment se sentir l'égale des autres quand votre esprit est obnubilé par le fait de manger et que le monde du travail vous ignore ? Impossible d'écrire dans ces conditions ! L'écriture, le chômage et le succès sont-ils incompatibles ?
Hector, son meilleur ami et compagnon de galère à Pôle Emploi, pense que les choses s'arrangeront dès qu'il aura réussi à séduire sa voisine. Quant à Lorchus, le démon de Sophie, il pense que la faim justifie les moyens et que l'embarras est dans le choix : vol à l'étalage ou vol à l'arrachée ?
Pour échapper à tout ça, Sophie accepte l'invitation de ses parents pour un week-end où tous les frères et sœurs seront réunis : il faudra affronter la réussite sociale des autres mais à ventre plein rien n'est impossible pense-t-elle. Et peut-être même pourra-t-elle envisager de donner un nouveau départ à sa vie...