Ronan A.

Petit pays

Gaël Faye

Grasset

18,00
par (Libraire)
26 août 2016

Un véritable ascenseur émotionnel !

Très gros coup de cœur ! Avant d'être romancier Gaël Faye est un talentueux auteur compositeur.

Dans son premier roman, Petit Pays, Gaël Faye met en avant l'enfance douce de Gabriel vivant au Burundi. Mais très vite un coup d'état éclate dans son pays. Le président est assassiné. Cet évènement annonce le début d'un conflit ethnique ayant mené au massacre des Hutus par les Tutsis.
Gaby, dans sa naïveté d’enfant, se demande comment deux peuples qui ont le même pays, la même langue peuvent s'entre-tuer alors que la seule chose qui semble les distinguer est la forme de leur nez.


Avec une étonnante poésie. En jouant avec nos sentiments. En passant du rire aux larmes Gaël Faye nous rappelle la monstruosité des génocides qu'ont connus le Rwanda et le Burundi. Ce roman est un équilibre parfait de la tendresse de l'enfance, face à l’adversité d’un pays qui se déchire. Cette histoire est un véritable ascenseur émotionnel !

A la fin de ce livre je ne peux que vous conseiller d'écouter le magnifique morceau éponyme de Gaël Faye.

Anatomie d'un soldat
22,00
par (Libraire)
17 août 2016

Anatomie d'un soldat

Des histoires entremêlées racontées par des objets, qui vont par la suite former l'histoire de ce soldat : l'histoire de son combat, de sa convalescence et de sa reconstruction. Les objets constituent des points de repère autour de la guerre, définissant ses besoins, ses victoires, ses attentes...

C'est ainsi que vous rencontrerez un garrot, la bombe qui explosa sous lui, le sac à main de sa mère lorsqu’elle le voit pour la première fois à l’hôpital, la scie qui l’ampute, ou encore sa prothèse.

Le conflit de la guerre n'est pas un sujet principal dans ce roman, l'important pour l'auteur est de décrire la vie d'un soldat en guerre.
Un livre puissant et touchant !

Comment tu parles de ton père
par (Libraire)
17 août 2016

"Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir comme père André Sfar"

Plus connu en tant que dessinateur et scénariste de bande-dessinée, Joann Sfar se dévoile en tant qu'auteur dans ce roman.

Comment tu parles à ton père, roman très personnel, évoque le père décédé de Joann Sfar. Son histoire nous plonge cœur Nice, sa ville natale. On découvre l'influence de son père au travers de descritpions cocasses tel que : "Papa est né l’année où tonton Adolf est devenu chancelier : 1933. C’est l’année où pour la première fois on a découvert le monstre du Loch Ness. C’est l’année, enfin, où sortait King Kong sur les écrans. Mon père, c’est pas rien".
Au-delà de l'histoire de ce père si charismatique, Joann Sfar nous livre les origines de son inspiration, dans un environnement populaire, ce qu'est de grandir au sein d'une famille d'origine juive et à l'ambiance pour le moins folklorique.
Mais une chose est sûre : "Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir comme père André Sfar".
Joann Sfar nous offre un texte à l'écriture alerte et moderne, pudique et émouvant. Il nous fait passer du rire aux larmes avec justesse et talent.

Désorientale
22,00
par (Libraire)
17 août 2016

Incroyable roman, incroyable Iran

Roman foisonnant et assumant totalement ses digressions, Désorientale est un voyage qui ne ressemble en rien à une aimable croisière. Négar Djavadi nous raconte un pays, l'Iran, d'une richesse culturelle et d'une curiosité totalement oubliées de nous, occidentaux, profondément marqués par l'obscurantisme du régime actuel. Si Négar Djavadi met tant de soin à nous conter son pays de naissance, c'est pour mieux nous expliquer pourquoi Kimiâ et sa famille ont dû fuir ce l'Iran pour la France. Aussi pourquoi ils avaient une telle confiance en la capacité d'accueil de ce pays éclairé.

Désorientale est un formidable roman sur l'identité, d'abord culturelle : qui incarner quand notre pays d'origine nous menace et notre pays d'accueil ne nous comprend pas ? Négar Djavadi va beaucoup plus loin en s'interrogeant sur notre identité française actuelle, avec un regard acéré et sans concession, d'une justesse troublante.
Cette pépite est un premier roman mené à un rythme soutenu, qui finalement ne demande qu'une chose : suivez-moi et vous comprendrez. Suivez Négar Djavadi, suivez-la les yeux grands ouverts.

La succession

Éditions de L'Olivier

19,00
par (Libraire)
16 août 2016

L'héritage est une pelote

Paul est médecin comme son père. Mais il a décidé de ne jamais exercer et de gagner sa vie comme joueur professionnel de pelote basque aux États-Unis, loin de sa famille de fous, dont tous les membres finiront pas réussir à se suicider ! Il reste donc le dernier et hérite de tout : un bout du cerveau de Staline, la voiture, la demeure, le cabinet médical... Mais comment digérer cet héritage quand ont ne veut plus avoir à faire avec sa famille ?
Sans doute l'un des romans les plus énigmatiques de Jean-Paul Dubois !